Morlandie: élu pour 19 voix et le cauchemar continue (suite)
Les affaires étant les affaires, Jacquot ne s’en tint pas là. Il se dit: “J’ai la baraka. Profitons-en. Je vais me donner une couverture. Si je suis élu maire, je sera intouchable!”
Il avait comme livre de chevet “Réussir” de Bernard Tapie. Comme lui, il reprenait des affaires en difficultés pour une poignée de noisettes, récupérait les actifs et les fichiers clients en faisant croire qu’il allait redresser la situation. Une fois le citron pressé, il se mettait en faillite et virait les employés leurrés et délocalisables sous prétexte de la dure loi du marché, du manque de rentabilité… pour aller sévir ailleurs!
Il testa la faisabilité du projet de ceindre l’écharppe de maire, de l’honorabilité et se fit élire dans une liste à son nom, seul représentant de celle-ci élu. Le loup était dans la bergerie. En un mandat, il eut le temps de constater de la citadelle de gauche était prenable, compte-tenu des divisions de l’opposition et de la naïveté de ses adversaires. Il soigna son image de marque en s’infiltrant dans l’associatif médiatique, jetant son dévolu sur le foot, la pétanque et la boxe.
Il plaça ses hommes de main, des traitres soutenant un maire amer qui s’était mangé une gamelle aux élections et ne rêvait que de revanche. A l’ancienne, il n’hésita pas à promettre monts et merveilles, sortit quelques billets de 500 francs pour montrer qu’il était plein aux as et qu’une fois élu maire, il saurait être généreux avec ses souteneurs… ses soutiens, voulais-je dire!
Il créa la surprise en étant élu pour dix-neuf voix. Encarté “Démocratie Libérale” (Autrement dit, le patronat fera ce qu’il veut, respectant scrupuleusement la loi… du plus fort!) , il avait abusé de la naïveté de tous et même de certains co-listiers se prétendant a-politique et ayant pour programme on ne peut plus large: “Elisez-vous: je serai là pour servir”. Effectivement, il se servit largement, histoire de rentabiliser son élection et d’avoir un “retour sur investissements”.
Les faits:
(toujours avec le précieux concours du dossier consultable sur lapiquouse.info et le spécial Morland de l’Aiguillon ):
1995: Jacques Morland devient conseiller municipal d’opposition, seul élu sur sa liste.
1988: Lancement de la campagne pour les municipales de 2001 avec l’associations “Lucé actions” et le bulletin du même nom.
1999: juin: mise en place d’une filière d’évasion fiscale vers le Luxembourg et le Bélize (Amérique centrale)
2001: 18 mars: la liste “Actions lucéennes” gagne au 2ème tour de l’élection municipale ave 19 voix d’avance…
Tags:Lucé, Lucé, Morland, Morlandie, Morne plaine
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