
La Morlandie finie? Pas tout à fait. Certes les fantômes de Jacques Morland , de Dominique Passavy et de son fils sécuritaire Olivier Laurans ne hantent plus les couloirs de la mairie. Ni les couples Poyer ou Maini. Une page est en train de se tourner.
Encore que l’on voit souvent Boris Minsky à l’hôtel de ville où il est par ailleurs si difficile d’avoir contact avec le nouveau maire Emmanuel Lecomte. Y aurait-il des tractations pour garder le personnel en place? Boris Minsky avait dû avouer que son élection n’avait pu avoir lieu que parce qu’il avait concédé à Jacques Morland le fait de garder Dominique Passavy, les fidèles adjoints et l’équipe technique en place, histoire de conserver des appuis pour un éventuel retour, avec ou sans le prête-nom de sa femme Thérèse.
L’Umpiste Boris Minsky avait appelé à voter pour le PRG Emmanuel Lecomte, en soulignant la compétence du personnel de la mairie. Des tractations ou des accords sont-ils en cours pour que le nouveau maire accepte une sorte de “paix des braves” en gardant la direction actuelle…. à commencer par le directeur général des services, Dominique Bailleul et le directeur financier, Guy Fouassier (notre photo).
Ces deux hommes sont les pivots de l’ombre, la colonne vertébrale de la mairie. Dominique Bailleul doit sa place à l’éviction du DGS de l’époque, Willy Plouzeau, qui se retrouve un des leaders de l’opposition au Conseil municipal. C’est dire si son oeil avisé ne laissera pas échapper mes failles financières ou concernant la gestion du personnel. Quant à Guy Fouassier, il a sévi auparavant au Symeris, ce syndicat mixte du projet Iris sur le traitement des ordures ménagères qui a défrayé la chronique locale pour … sa mauvaise gestion! Sûr qu’avec une telle carte de visite, les élus et les contribuables peuvent être méfiants…
Ce sont eux qui ont, en première ligne, fait en sorte de minimiser les dérives de la Morlandie. C’est à eux en premier lieu qu’Emmanuel Lecomte s’adresse au quotidien pour mesurer l’étendue des dégâts . Vont-ils tourner leurs vestes et se mettre au service du nouveau maire comme ils s’étaient mis au service des prédécesseurs?
Quant aux autres directions techniques (voir l’organigramme sur le n° 29 de Lucé Info, sept-oct 2006, p 20 et 21), il pourrait aussi y avaoir certains changements. La responsable de la Direction Jeunesse et des Sports, Charlotte Guilbert , a été mise sur la sellette mais un arrangement à l’amiable serait en cours. Sylvie Touchard restera-t-elle aux affaires culturelles ou sera-telle attirée par d’autres cieux?
Pour le responsable des services techniques, Jean-Jacques Mas, on le voit mal quitter Lucé, même si ses relations avec le conseiller général-adjoint à l’urbanisme, Xavier Roux, ne sont pas des plus simples. Quant à la fumeuse politique de la ville de Marie-Claire Vorimore, on se demande qui elle peut réussir à convaincre en dehors d’elle-même et d’élus qui n’ont pas intérêt à avouer leurs échecs…
Bref, Emmanuel Lecomte va-t-il jouer la continuité ? Va-t-il se décider à passer un grand coup de balai en évitant de donner l’impression de faire une chasse aux sorcières? Va-t-il donner du poing sur la table pour avoir accès à tous les dossiers et faire l’indispensable audit financier qu’il a promis pendant la campagne électorale? L’exercice est délicat mais s’il ne veut pas donner l’impression de ne pas s’être préparé aux affaires et s’il veut tirer la troisième ville du département de l’ornière, il faudra bien ne pas se contenter de demi-mesures ou d’une gestion au jour le jour. Et de le faire savoir aux contribuables dans une transparence qui n’est plus la règle depuis longtemps à Lucé.